les communes de Lassouts et saint-Saby
Communes de l'Aveyron
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Familles Saby de saint Gervais d'Auvergne dans le Puy de Dôme
Histoire du village et quelques arbres généalogiques de familles Saby
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Site très intéressant sur l'Auvergne

 

http://boiteaoutil.blogzoom.fr/r19917/Charbonniers/

Extraits du site : http://gw.geneanet.org/rro?lang=fr&m=NOTES

Sur la Lozère, le Gard et l'Aveyron (merci au propriétaire du site)

 

"On peut connaître assez facilement l'histoire officielle d'un pays, la liste de ses rois, de ses ministres, de ses guerres, de ses traités, et cependant la véritable histoire n'est pas là, c'est dans les masses profondes des travailleurs de tout ordre que réside la vie réelle de la Nation" - Edouard Herriot (1er mai 1909).

  • Apothicaire vers 1650 à LAVAL DU TARN (48).
    Ce drôle de personnage était admiré de tous pour son savoir car il fallait être un érudit en science, en préparation de drogues et en médication, à l’époque, pour être apothicaire. Bien conscient de cet aura et de la rareté de ses produits, l’apothicaire abusera souvent ses clients en vendant en petites quantités et à prix élevés ses préparations pharmaceutiques, ses épices ou autres denrées rares et exotiques, tel que le sucre.
    Cette pratique lui vaudra la méfiance de ses contemporains pour qui, il était un trompeur dont les factures et mémoires étaient particulièrement redoutées.
    L'Abbé de Marigny écrira, dès 1673, dans son eouvre “Le pain bénit” : “Je crois qu’il est plus à propos pour bien sortir de cette affaire, de régler tous les frais en gros comme ceux des apothicaires, c’est à dire en bonne amitié, retrancher la belle moitié."
    Peu à peu, le terme d'apothicaire, rencontré dès 1350, perdra totalement ses atouts d'antan et sera remplacé au début du XIXe siècle, par pharmacien, ne nous laissant aujourd'hui que l'expression bien connue des "comptes d'apothicaires" qui font référence à une facture exagérée.
  • Chirurgien à CANAC - CAMPAGNAC (12) en 1500, à RODEZ en 1900 / Docteur en médecine vers 1800 à PEYRELEAU (12) puis au ROZIER (48) en 1806.
  • Barbier et chirurgien-barbier : Il coiffe et rase les hommes et il est souvent chirurgien mais en aucun cas il est considéré comme médecin.
  • Perruquier à MENDE (48) vers 1850.
  • Chapelier sur deux générations, aux environs de 1680 jusqu'à 1740 à LAVAL DU TARN (48).
    L'usage du chapeau semble remonter du haut Moyen Âge (voire plus loin pour quelques auteurs qui en ont attribué l'invention aux Gaulois) et s'entendait aussi bien d'une couronne de métal ou de fleurs que du véritable couvre-chef.
    Au Moyen Âge, le métier de chapelier se divisait en plusieurs branches et la mode persista très longtemps car il fallait retenir les cheveux, qui se portaient très longs et les empêcher de tomber sur les yeux.
    Il y eut les chapeliers :
    • De fleurs tressées : à la fin du XVème siècle, les dames de Naples offrirent une couronne de violettes à Charles VIII, lors de son entrée dans la ville. Il était considéré comme une marque d'honneur et de respect et fût plus tard remplacés dans la classe riche par des cercles d'orfèvrerie, ornés de perles précieuses. Toutefois le « chapel de fleurs » resta à titre de redevance féodale.
    • De paon : parce que les coiffures compliquées qui utilisaient les plumes de paon comme ornement, devaient rester certainement très coûteuses (bien que le noble oiseau figurât souvent sur la table des grands seigneurs), les chapeaux de paon et d'orfrois ne furent portés que par les "grandes dames", au cours du XIVème et surtout au XVème siècle.
    • Le chapelier de coton ou de ville exerce son métier dans une chapellerie où il peut vendre des chapeaux et des accessoires de tête, conseiller les clients en tenant compte de sa silhouette, des circonstances de l’achat ou des tendances de la mode. Son travail d'atelier consiste à mettre à la taille, assortir et garnir les chapeaux, rafraîchir et réparer. Les chapeliers de coton vendaient surtout des bonnets et des gants de laine.
    • Les chapeliers de feutre qui finirent par se substituer à tous les autres chapeliers.
      Les premiers statuts des chapeliers de feutre et de la corporation des fourreurs de chapeaux (une dépendance de leur métier), datent à Paris, d'Étienne Boileau, c'est-à-dire de la fin du règne de Saint Louis (IXème de la dynastie des Capétiens directs, il fut couronné Roi de France le 29/11/1226 en la cathédrale de Reims, jusqu'en 1270). Le maître chapelier ne pouvait alors n'avoir qu'un seul apprentit. L'apprentissage durait sept ans pour ceux qui n'étaient ni fils ni parents de maître ; Il était gratuit, si le maître y consentait ; mais dans tous les cas il fallait verser dix sous à la caisse de la confrérie.
      Selon son "rang" dans l’entreprise, le chapelier peut assurer la gestion de l'affaire ou encadrer un ou plusieurs salariés.
      Avec l'industrialisation, le chapelier fabricant réalisera des chapeaux en série : sur des formes en bois (travail au plateau), à la presse sur des formes en aluminium (travail à la pédale), en assemblant des tresses sur des machines chaînette et les pièces de tissu sur des piqueuses plates.
  • Comme la plupart des corporations, le monde paysan sous l'Ancien Régime est hiérarchisé en trois grandes catégories et réglementé.

    • Brassier (dans le Sud) vers 1702 à FOURNENS, ST BONNET DE CHIRAC (48), vers 1705 au MONASTIER PIN MORIÈS (48) / Manouvrier (dans le Nord) / Journalier.
      Celui qui louait sa force de travail (ses bras) à la journée. Dans un royaume majoritairement rural, ce terme désignait le plus souvent, un ouvrier agricole, mais il pouvait aussi être employé pour évoquer un petit artisan rural ou citadin. Lors des grands froids , ils empruntent aux laboureurs de quoi survivre (principalement du grain) et du bois pour se chauffer et au retour des beaux jours, ils le leur rendent en aidant aux travaux les plus importants, comme la moisson, les vendanges, la coupe de bois, le ramassage des châtaignes qui étaient ensuite entrepôsées dans des sécadous (des séchoirs à châtaigne qui ressemblaient à des maisons "miniatures")...
      S'ils sont logés et employés toute ou partie de l'année, ils sont plutôt :
      Valet de ferme à FOURNENS, ST BONNET DE CHIRAC (48) en 1707 / Domestique à MENDE (48) vers 1850 / Pastre, Berger ou Bergère vers 1808 à 12 ans, au MARCAYRES, ST GEORGES DE LÉVÉJAC (48) ; vers 1870 à VOLCÉGURE, ST PIERRE DES TRIPIERS(48) / Bouvier vers 1813 à BRUNAVES, LA CAPELLE (48) / Bovier / Bouyer : personne qui garde et conduit les boeufs lors des travaux agricoles tels que les charroyages et les labours.

    • Fermier vers 1780 au Domaine de COULOMB, ST BONNET DE CHIRAC (48) / Grangier. Il tient "à ferme" (type de bail rural) la terre que lui a confié un propriétaire : le ou la Bailleur/Bailleuse. Il est locataire et a le soin de cultiver, voire gérer une terre de taille plus ou moins importante. En échange, il paie son fermage à la Saint Michel (généralement il s'agit d'une d'une partie de la récolte.) / Le Métadier ou Métayer sur deux générations à la métairie (ensemble important de bâtiments et de terres voués à l'agriculture et occupé par un métayer et sa famille) de Mr Le Marquis d'ENTRAYGUES à ST BONNET DE CHIRAC (48) dès 1630. Il est de condition plus difficile, verse la moitié ou le tiers des récoltes à son bailleur qui lui fournit la terre et la moitié ou les 2/3 du matériel agricoles.

    • Ménager petit propriétaire qui a entre 20 et 30 hectares / Laboureur de terres (1750) : petits Paysan propriétaire d'un terrain de labour, mais rarement de plus d'une dizaine d'hectares. Dans un village, on rencontre 4 ou 5 ménagers mais seulement un ou 2 laboureurs en général. A part ses chevaux, il a rarement beaucoup de bétail. Le Cultivateur aux VINOUX, LA CAPELLE (48) vers 1780 sur deux générations, aux SALELLES à CHANAC vers 1870 : prend souvent "à ferme" des hectares supplémentaires.
      Il peut aussi être fermier des dîmes, qu'il collecte pour le curé ou intendant (régisseur) du seigneur local absent. Et plus rarement encore, il peut aussi faire parti des notables propriétaires de domaines, économiquement indépendant, et de qui, dépendent le matériel et les emplois qui permettent aux plus pauvres de subsister.
      Après la Révolution, même si les métayers et les fermiers demeurent, le laboureur pourra étendre ses terres par l'achat de biens nationaux et se muer en Cultivateur Propriétaire.
      Si les Agriculteurs ont été présents en très nette supériorité numérique à chacune de nos générations jusqu'au XX° siècle, cette courbe s'inversera pour n'être aujourd'hui que quelques rares. La branche agricole se divise et l'on trouve, par exemple, le métier : d'Eleveur avec l'évelage de veaux (sous la mère) de la race limousine à NAJAC (12) / Laitier et/ou Fromâger et la fabrication artisanale du fromage "Le Lévéjac" à Soulages, ST GEORGES DE LÉVÉJAC...
  • Cardeur / Tireur de laine vers 1650, sur deux générations, au MONASTIER PIN MORIÈS (48), vers 1700 à FOURNENS, ST BONNET DE CHIRAC (48) / Peigneur de laine : peigne la laine pour la rendre prêtte à être filée / Maître peinheur de leynes / Fileurs et Fileuses vers 1760 à CAUQUENAS, LA MALÈNE (48), vers 1770 au MONASTIER PIN MORIÈS (48), entre 1775 et 1829 ST BONNET DE CHIRAC (48), vers 1820 à NOGARDEL, ST PIERRE DE NOGARET (48).
    Autrefois, les fibres synthétiques n’existaient pas, c'était donc la laine, le lin, le chanvre et plus tard le coton, qui les remplaçaient pour fabriquer le fil à tisser.
  • Tisserand : vers 1660 au MONASTIER PIN MORIÈS (48) ; Avant 1700 aux SALLELES, CHANAC (48) ; Vers 1706 & vers 1750 (le père est Tireur de laine) à FOURNENS, ST BONNET DE CHIRAC (48) ; Aux BORIES ST BONNET DE CHIRAC (48) en 1709 ; dans les années 1830 & 1870 à MARVEJOLS (48)...
    Le tisserand transformait les fils en étoffes pour fabriquer des cadis (tissus de laine assez épais et non peignés, si rêches et raides quand elles venaient d’être tissées que les dames faisaient porter leurs chemises neuves d’abord par leurs servantes pour les assouplir…)
    Dans toutes nos campagnes françaises (zones les plus peuplées), les paysans d’Ancien Régime ont été des milliers à travailler le tissage car il a longtemps constitué un revenu d’appoint non négligeable et dont ils avaient absolument besoin.
    Le métier est pourtant rude. On connaît bien, à cette époque, le teint pâle, l’étiolement, la faiblesse de ces miséreux tisserands à bras qui, chaque jour et pendant quatorze à dix-sept heures, travaillent chez eux, dans des rez-de-chaussée humides, souvent même dans des caves, où le soleil ne pénètre pas et le jour et l’air arrivent à peine.
    Certains étaient propriétaires de leurs outils de travail et produisaient à plein-temps, directement pour une petite clientèle locale. D’autres travaillaient l’hiver pour des fabricants ou des marchands de la ville qui leur fournissaient le fil, parfois même le métier à tisser. Les tisserands leur rendaient alors toiles, draps et cotonnades.
    L'activité prendra encore plus d’essor au début du XIXème siècle et on verra apparaître les jacquaristes : tisserands oeuvrant sur un métier à jacquard.
  • Teinturier : en bout de chaîne, il teint les étoffes tissées par le tisserand.
  • Tailleur d'habits vers 1840 à CHANAC (48) / Couturières vers 1840 à CAMPAGNAC et ST LAURENT D'OLT (12) / Mécanicienne en confection vers 2000 à DECAZEVILLE (12). Il travaille avec les dentellières et les marchands de dorure et de galons d'or destinés à confectionner les vêtements militaires... Mais au XXème siècle encore, les ouvriers des fabriques de textile, seront, eux aussi, soumis à des conditions de travail éprouvantes.
  • Pelletier : celui qui accommode et qui prepare des peaux pour en faire des fourrures. Quelques proverbes :
    "Nous nous retrouverons, nous nous reverrons chez le pelletier," pour dire que nous devons tous arriver au mesme terme, qu'est la mort, de la mesme maniere que les peaux de toutes sortes de bestes se trouvent chez les pelletiers. Ou par espece de menace, on donne assignation pour se revoir chez le pelletier, lorsqu'un homme qui a quelque démeslé avec un autre, veut luy faire entendre qu'ils se retrouveront tous deux en quelque endroit où l'un n'aura pas d'avantage sur l'autre : c'est-à-dire il y a un rendez-vous commun qui est le tombeau. Signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)
    XVIème siècle - DESPER. : « Et sont ceux du mestier toujours attrapés tost ou tard : car les renards se trouvent tous à la fin chez le pelletier » : Tous les renards se trouvent à la fin chez le pelletier, c'est-à-dire les gens de mauvais métiers finissent toujours par être pincés.
    XIVème siècle - H. DE MONDEVILLE : « La cousture [suture chirurgicale] doit estre faite si com les peletiers cousent leur peaus »
    XIIIème siècle - Livre des métiers : Tuit li vallet frepier, tuit li vallet gantier, et tuit li vallet peletier doivent chascun, chascun an, un denier au mestre des frepiers.
  • Tanneur de 1840 à 1880 à MILLAU (12), vers 1882 à MARVEJOLS (48) & Ouvrier tanneur en 1900 à MARVEJOLS (48) : il transforme les peaux en cuir sous l’effet de substances tannantes qui se fixent sur les fibres pour les rendre imputrescibles. Les peaux passent dans une série de bassins emplis avec du jus tannant d’une concentration de plus en plus forte, puis effectuent un long séjour dans de grandes fosses où elles s’intercalent avec des couches d’écorce de chêne broyées. Le travail de basserie est délicat : il ne faut pas que la peau, dont la "fleur" est fragile au sortir des pelains, se "graine" au contact du jus de tannin où l’on aurait mis trop de poudre. Le travail du coucheur en fosse demande aussi de l’expérience, car le cuir doit reposer bien à plat sur le précédent, en suivant un mouvement circulaire, et il doit être uniformément en contact avec la poudre de tannin.
  • Corroyeur : est en quelque sorte l’aristocrate du métier qui assouplit et égalise les cuirs en épaisseur après le tannage. Son apprentissage est plus long, la gamme des cuirs et des outils est plus variée. Il faut savoir affûter et manier le fameux couteau à dérayer, à double lame, utiliser l’étire, petite lame de fer dont l’affûtage très soigneux sur un grès fin permet de détacher toutes les aspérités du côté chair pour donner au cuir un fini impeccable. Le travail est si usant que la peau des doigts des corroyeurs spécialisés se dote de durillons "remarquables et remarqués".
  • Gantier à MILLAU vers 1860.
  • Bastier / Bridier : Fabricant / marchand de bâts pour les chevaux : sangles réglables en cuir cousu, bricoles, avaloires et sous-ventrières, avec ou sans arçon en bois (notamment pour les ânes).
  • Cordonniers sur deux générations avant 1700 à CHANAC (48), vers 1876 au MASSEGROS (48), vers 1889, vers 1900 à CHÂTEAUNEUF DE RANDON (48) : confectionne des chaussures / * Sabotier vers 1840 aux SALLELES, CHANAC (48) : fabrique des sabots (lous esclots en patois) / Savetier : Celui dont le métier est de raccommoder de vieux souliers ou de tresser des savates en corde.
    Il n’y a par ici ni savetiers ni cordonniers, répondit l’autre. Nous sommes tous sabotiers de père en fils et, de notre vie vivante, nous n’avons porté de souliers. - Charles Deulin, Manneken-Pis

Cireur_de_Rodez.jpg

  • Cireur de chaussure ou anciennement décrotteur (appelé aussi "frotteur" ou "encaustiqueur"). Il nettoie et cire les chaussures de ses clients. Ce travail est traditionnellement celui d'un enfant de sexe masculin ou d'un vieil homme, muni d'un tabouret pour poser le pied du client, d'une brosse et de cirage. Il peut aller de brosser les bas, en passant par décrotter les chaussures et jusqu'à faire briller les boucles de souliers ; ce qui trahit l'origine sociale du marcheur, les plus fortunés ayant un carrosse et un domestique qui emporte leurs souliers de rechange, les moins s'efforçant de tenir le haut du pavé.
    Dans les civilisations dites occidentales, ce rôle est de plus en plus considéré comme obsolète mais dans de nombreux pays à travers le monde, des enfants gagnent un salaire indispensable pour leur famille. Certains cireurs de chaussures offrent des services supplémentaires, tels que la réparation de chaussures.
    Bourrelier : à partir du XIXè siècle, est celui qui travaillait aussi bien le cuir, la laine et les grosses toiles. Il fabriquait et réparait tout le matériel comme les licols, les harnais, les capotes, les bâches, les tabliers et les besaces des éleveurs et utilisateurs de bovins et d'équidés. Il pouvait aussi fabriquer des matelas et autres accessoires.
  • Trafiquant vers 1755 à FOURNENS, ST BONNET DE CHIRAC (48) / Marchand pelletier à CHANAC (48) vers 1670 / Marchand de 1784 à 1790 et Cultivateur au ROZIER (48), à MARVEJOLS (48) à partir de 1843, Marchande à MARVEJOLS (48) en 1838 / Marchand Colporteur au MASET, BANASSAC (48) en 1862 / Drapier / Négociant vers 1870 à LA CANOURGUE (48), à partir de 1843, sur deux générations à MARVEJOLS (48) / Commerçant / Vendeurs vers 1986 à DECAZEVILLE, vers 1990 à RODEZ / Epicier (1889).
    Le négoce : lors des mauvaises saisons, les activités agricoles et pastorales tournent au ralenti, les ressources se font plus rares mais les besoins subsistent malgrè tout. Vendre une part de ses récoltes, la fabrication de son artisanat... devient vite une nécessité pour posséder un "pécule hivernal".
    L'un des membres de ces familles d’origines paysannes partait ainsi prendre la route, marmotte en bandoulière pour se proposer directement en tant que prestataires de services s'il avait un savoir-faire particulier ou devenir un marchand ambulant, un colporteur.
    La marmotte en bandoulière : désignait la mallette contenant les articles destinés à la vente car, à l’origine, ce sont les colporteurs savoyards qui exhibaient les marmottes dans une boîte en bois pour en vendre les peaux.
    Les démarcheurs à domicile d’autrefois pouvaient aussi diffuser toutes sortes de produits achetés en gros à la ville la plus proche comme des pierres à aiguiser et atteindre les régions les plus difficiles dans les zones de montagne, ployant sous leur lourde charge...
    Ces départs temporaires vont peu à peu devenir un métier définitif. Et ces hommes rudes, rompus aux longues marches, deviennent alors colporteurs à part entière, tout le long de l'année.
    Dans nos régions, on transportait, par exemple, draps, toiles, cotonnades ou étoffes d'importations diverses, par convois d'animaux de bâts pour les vendre dans le Midi de la France ou les exporter jusqu'à Gênes en Italie.
    Selon les ressources locales, certains marchands ambulants vont accumuler de grosses fortunes, à tel point qu'ils rivalisaient avec la noblesse qui recherchait des accords avec eux.
    À la fin du XIXème siècle, les hommes vendront plutôt des lunettes, des dés à coudre, des ciseaux, des bagues fantaisie ou des alliances en cuivre, des almanachs (pratiquement l’un des seuls écrits diffusés dans les campagnes avec la Bible), tandis que, de leur côté, les femmes proposent des foulards, des rubans, de la dentelle, du fil à coudre et à broder et des aiguilles.

    Un ambulant original : Le diseur de prières. Il est généralement de sexe masculin, ne transporte qu’un petit autel dépliant, quelques statuettes minuscules et n’est pas toujours bien accueilli, mais, en bon commerçant, le diseur de prières sait se constituer au fil des ans son réseau de maisons amies.
    Il s’installe dans un coin de la maison, béret bas, et met une demi-heure environ à réciter à voix basse les sept psaumes de la Pénitence, chargés de conjurer le mauvais sort et de protéger tous ceux, bêtes et gens, qui vivent sous le même toit.
    Pour tout paiement, on lui donne le gîte (une brassée de paille dans la grange) et le couvert, le plus souvent un peu de lard et un morceau de pain. Certains clients aussi dévots que généreux lui octroient une piécette. Parfois, il vend aussi quelques images pieuses ou autres petits articles de religion.
    Isabelle Sandy, grande poétesse fuxéenne, rapporte qu’en Haute-Ariège l’un d’entre eux, dont la notoriété semblait justifier les tarifs, demandait un sou pour un Pater et un Ave, deux sous et un litre de vin pour sept psaumes !

A la foire

  • Maquignon : à l'origine, c'est un marchand qui pratique le commerce des chevaux, se mêle d’en revendre, d’en troquer, en corrigeant ou en dissimulant leurs défauts, sans en faire l'élevage. Il deviendra, par extension, marchand de bovins voire d'ovins. Principalement connus pour des valeurs morales peu relevées, l'expérience des marchés de bestiaux amene à admirer plutôt la ruse des maquignons que la bonne foi. Ainsi, dans le Rouergue d'aujourd'hui, le maquignon caractérise surtout celui qui s’entremet dans des affaires de tout genre pour en tirer un profit plus ou moins illicite.
    Cabaretier vers 1800 à LA MALÈNE (48) / Tavernier / Colporteur de café à la criée / Cafetier / Limonadier / Aubergiste vers 1882 à SÉVÉRAC LE CHÂTEAU (12), après 1919 à ISPAGNAC (48) / Maître d'Hôtel vers 1881 à SÉVÉRAC LE CHÂTEAU (12), vers 1884 au MASSEGROS (48) / Receveur Buraliste vers 1884 au MASSEGROS (48).
    Les cabaretiers vendaient du vin. Sous l’Ancien Régime, il existe presque autant de boissons que d’endroits et de façons de les consommer ! Les plus célèbres tenanciers de cabarets étaient souvent qualifiés d'empoisonneurs car ils composaient une boisson étrange, où n’entrait pas une goutte de jus de la treille. Mais ces lieux sont surtout connus pour les endroits où se réunissaient les personnes de passage dans une ville, ou les poètes, les littérateurs, les gens d’esprit et qui furent remplacés, à partir du XVIII siècle, par les cafés-théatre, les cafés littéraires, où l’on causait mieux et où l’on buvait moins. La plupart du temps, l'enseigne des cabarets était simplement un buisson ou un bouchon. Ce dernier est d'ailleur longtemps resté en usage pour signifier un cabaret de chétive apparence.
  • Vigneron / Viticulteur : La production locale de la vigne était importante. Elle était cultivée en "bancels" (terrains cultivés en terrasse, soutenus par des murets en pierres sèches) qui sont aujourd’hui envahies par les bois.
  • Fabricant de foudres (énormes tonneaux) / Tonnelier.
  • Potier de terre : en modelant l'argile, il fabrique la vaisselle des humbles.
  • Meunier vers 1840 aux DOUZES, HURES LA PARADE (48) ; vers 1874 à CHANAC (48).
    Autrefois, les moulins rythmaient la vie des villages car tous les habitants cultivaient le blé sur les Causses, les noyers dans les Gorges, les amandes dans la vallée... Ils vennaient régulièrement au moulin avec la part des récoltes qu'ils ne souhaitaient pas stocker. Et pour quelques sous, le meunier transformait leurs céréales en belle farine grâce à une roue horizontale qui tournait et qui, avec la force de l’eau du Tarn, actionnait des meules qui, elles-mêmes, écrasaient les céréales ou autres pour produire de la farine ou l'huile de noix.
    Le moulin de LA MALÈNE a plus de 8 siècles d’existence ! Aujourd’hui, même s'il ne produit plus de farine ou d'huile depuis le début du XXe siècle, il reste important pour le village car une seconde jeunesse lui a été donnée en installant une petite turbine là où se trouvait anciennement la roue horizontale du moulin. Elle fonctionne tous les jours depuis 1968 et permet de produire de l’électricité revendue à EDF. Excepté en période de pluies cévenoles qui peuvent durer plusieurs jours et inonder le moulin, à tel point qu’il est impossible d’y habiter l’hiver ! C'était d'ailleurs pour résister aux fortes crues, que l’avant du moulin avait la forme d’une proue de bateau car l’eau peut monter jusqu’au toit !
  • Fournière vers 1840 à LA MALÈNE : les seigneurs, avant la révolution, faisaient payer de nombreux usages tels que l'accès aux moulins, aux lavoirs, aux fours à pain banals... Ils était des lieux de vie incontournables, souvent situés en un point stratégique aux abords des villages et facilement accessibles par les habitants. Aujourd'hui, ces fours sont restaurés car ils sont le symbole d’une architecture de construction massive sur voûte bâtie avec le plus répandu des matériaux de proximité : le calcaire du causse, grès de la vallée.
    Avec la fin de l'usage des fours banals, et suite au droit accordé à chacun d'avoir un four individuel, le métier de fournier disparût, après la révolution. Ce métier consistait à cuire ce qui était porté au four, comme le pain qui tenait une place importante dans l'alimentation. Comme pour beaucoup de métier, il était commun de troquer ce service (payer en nature), le fournier recevait donc aisément des pains en paiement de facture, qu'il pouvait, évidemment, revendre.
    Peu à peu, apparaissent les métiers comme : Garçon Boulanger (apprentis) en 1807 puis Boulanger à MARVEJOLS (48), vers 1835 aux SALLELES, CHANAC (48) / Patissier (en 1785)
  • Cuisinier / Boucher vers 1820 à MARVEJOLS (48).
  • Saulnier : il travaille dans les marais salants.
  • Lavandière : le lavage et surtout le rinçage du linge consommait de grandes quantités d'eau claire, et uniquement disponible dans les cours d'eau ou dans des bassins publics alimentés en eau captée (détournée), en général couverts. A genoux aux bords des rivières ou sur les bords en pierre inclinée des lavoirs, les lavandières jettaient le linge dans l'eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois afin de l'essorer le plus possible. En général, une solide planche de bois permettaient de stocker le linge essoré avant le retour en brouette ou à dos de mulet vers le lieu de séchage. Le linge était bien évidemment beaucoup moins lavés qu'aujourd'hui, il y avait d'ailleurs les tenues de travail ou de tous les jours, les tenues du "dimanche" que l'on conservait propre le plus longtemps possible et le linge qui ne bénéficiait d'une lessive que deux à trois fois par an... Mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, nos grands mères blanchisseuses avaient leurs petits secrets "naturels" pour obtenir un linge d'une blancheur éclatante : elles utilisaient la cendre du charbon de bois en guise de lessive (certains lavoirs étaient même équipés de cheminées pour pouvoir en produire), faisaient bouillir le linge, si nécéssaire dans d'énormes chaudrons en cuivre. Elles employaient aussi du bicarbonate ou de la potasse pour couler et le séchage des draps, se faisaient, par jours de beaux temps, directement sur l'herbe bien verte, en plein soleil.
  • Bâtelier de LA MALÈNE : ils permettaient le transport des habitants et des marchandises d'un côté à l'autre du Tarn. Ils ont été utilisés jusqu'en 1905 : date de la création de la route.
    Périple administratif : En 1758, le Prêtre MALAFOSSE note dans ses registres "Antoine MAURIN a été baptisé à LA PARADE car les parents n'ont pu porter cet enfant à LA MALÈNE à cause de l'inondation du Tarn". Le type de barques utilisé a continué d'être à l'honneur jusqu'en 1985, pour l'excursion des Gorges du Tarn.
    Aujourd'hui, les Bâteliers de LA MALÈNE font découvrir aux visiteurs les magnifiques défilés du Tarn et de ses Détroits.
  • Bourriquier / Muletier ou Mulatier au MONASTIER PIN MORIÈS (48) en 1674.
    Meneur de bourriques (ânes, ânesses), il est celui qui charriait (transportait) les marchandises à dos de mulet.
    Dans son enfance, pour vendre ses "trophés de chasse ou leurs peaux", M. Roujon Maurice préférait, par exemple, emprunter le parcours des muletiers qui traverse les Gorges, de La Tieule à La Fagette, plutôt que d'avoir à parcourir 25/30 km, en passant par la route départementale de Banassac. Ce souvenir, quand il l'évoque, lui déclenche toujours et encore aujourd'hui (90 ans en 2013) un radieu sourire sur son visage. Et pour en comprendre la raison, il faut préciser que dans les années 1930-40, il faisait ce parcours par tous les temps et avec un vélo à contre pédalier (sans frein)...
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  • Charroyeur - Transporteur / Charretier à Paris (1850) / Voiturier / Chauffeur routier vers 1970 à DECAZEVILLE (12) puis MONTAUBAN (82) et MARILLAC (12).

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  • Charron à FONTJULIEN, LA CAPELLE (48) vers 1760, à CHANAC (48) vers 1780.
    Ce métier existe probablement depuis plus de 4000 ans, dès lors que l'homme a utilisé la roue pour construire des véhicules. Les charrons faisent partie de la corporation des entrepreneurs de carosses (les 1ers sont apparus au Moyen-Age), coches, chariots, litières, brancards, calèches. Le statut de charron est officiellement reconnu en 1658 par Louis XIV.
    Il fallait un savoir-faire très grand, acquis pendant plusieurs années de compagnonage, puis ensuite encore plusieurs années de pratique. Le charron a suivi l'essor du monde rural, jusqu'au milieu du XXème siècle.
    Comme pour beaucoup de métier, l'industrialisation des campagnes a signée son arrêt de mort. /
    Garagiste à VIVIEZ (2010 à 2012), CAMPAGNAC (2000), Mécanicien automobile à DECAZEVILLE (1990 à 2012).

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  • Chef Cantonnier vers 1860 à PRÉVENCHÈRES puis à CHÂTEAUNEUF DE RANDON (48) / Cantonnier vers 1930 / Conducteur d'Engins de Travaux Public à RODEZ (12) à partir de 2011.
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  • Crieur public était un métier généralement itinérant. La fonction d'un crieur consistait à se promener dans la localité, à s'arrêter à certains endroits (place publique, balcon de l'hôtel de ville appelé bretèche, carrefour, parvis des églises), et annoncer sa présence par un appel sonore (tambour, clochette, trompette...) pour obtenir attention et silence afin de commencer à lire un texte d'information qu'il était chargé de transmettre au plus large public possible.

    / Courrier / Facteur / Distributeur des Postes vers 1830 à PEYRELEAU (12) / Employé des Postes et Télégraphes vers 1898 au MASSEGROS (48) puis, en 1903, à PARIS 12me.
  • Consul / Avocat / Greffier vers 1800 au Tribunal de Paix à MILLAU (12) / Clerc d'avoué vers 1877 à MENDE (48) / Notaire à CAMPAGNAC (12)
  • Rentier vers 1700 à CATUZIÈRES, LA CANOURGUE (48) ; Vers 1730 à la métairie du Domaine de COULOMB, ST BONNET DE CHIRAC (48) ; En 1720, sur deux générations au Domaine de Granlac, LAVAL DU TARN (48) ; Vers 1870 à LA CANOURGUE (48) / Bourgeois vers 1700 à RAUZAS, LAVAL DU TARN (48).
  • Marguillier : laïc qui gère tout ce qui a rapport avec la paroisse et administre les biens de la fabrique. Il enregistre les aumônes, choisit les chantres et les bedeaux.
  • Percepteur / Commis des contributions indirectes ou indirectes (1840-1891)
  • Employé d’octroi vers 1886 à MARVEJOLS (48).
    Seules quelques bornes fixant les limites de l’octroi témoignent encore dans certaines villes de ce métier disparu dans les années 1950. Il consistait, à percevoir des taxes pour les marchandises que l’on venait vendre en ville. Ainsi donc, l’employé d’octroi, douanier de ville en uniforme, avait-il pour mission de contrôler les "quérettes" qui franchissaient les limites de la ville. Après la guerre de 1870, le Douanier Rousseau, a d'ailleurs occupé cette fonction à l’Octroi de Paris.
  • Conseiller Général / Maire de LA CAPELLE (48) de 1821 à 1835 ; de SAINT GEORGES DE LÉVÉJAC de 1904 à 1919 / Adjoint au Maire / Conseiller Municipal.
  • Curé des SALELLES, CHANAC (48) vers 1740 / Abbé / Prêtre / Vicaire / Evêque vers 1880 à MENDE (48), en 1908 à TULLE (19) et Archevêque de TOURS (37) en 1913.
  • Cirier : fabrique et vend des cierges très utilisés lors des inhumations des élites.
  • Instituteur en 1824 à ESCUDIERES, RECOULES D'AUBRAC (48) / Institutrice / Maître d'Ecole / Professeur.
  • Doreur : métier qui apparaîtra au début du XIXè siècle, il est un spécialiste de la dorure, sur bois, sur métal, sur plâtre, sur cuir ou sur d'autres matériaux, qui réalise un traitement de la surface afin d'y appliquer ensuite de la dorure en utilisant soit de la poudre d'or, de la peinture dorée ou de la feuille d'or.
  • Cordier : fabrique cordes et cordages. Pour les corderies royales, il fera des cordages longs de plus de 300 m pour les vaisseaux.
  • Clocheron : "sans profession" vers 1813-18 à FONTJULIEN, LA CAPELLE (48) ou Sonneur de cloches.
  • Bedeau ou Baleinier : Bas officier portant baguette et masse et servant dans les Eglises et les Universités, qui maintenait l'ordre durant l'office dans les églises à l'aide d'une verge appelée baleine faite, à l'origine, en fanon de baleine.
  • Mendiant
  • Maréchal : le métier de "maréchal" (du francique "marhskalk") est d'origine militaire et se retrouve déjà dans les écuries royales du moyen-âge, par le domestique qui avait l'exclusivité du soin des chevaux. Un écuyer du Roi donnait cette définition du métier :
    " Le parfait maréchal enseigne à connaître la beauté, la bonté et les défauts des chevaux, les causes et les signes de maladies, les moyens de les prévenir, le bon et le mauvais usage de la purgation et de la saignée, la ferrure sur les dessins des fers qui rétabliront les méchants pieds et conserveront les bons ".
    Au fil du temps, il donnera naissance à de nombreux autres métiers comme le Maréchal Ferrant vers 1835 au MASSEGROS (48) / le Maréchal de Logis de la cavalerie / le Capitaine / Sergent de ville vers 1880 à MARVEJOLS (48) / Garde champêtre / Gendarme... jusqu'à la création des écoles vétérinaires en 1825.
    Maréchal Ferrant : peu à peu, entre le Xème et le XIIème siècles, dans une France majoritairement paysane et où "la traction" était uniquement animale, le ferrage de tous les animaux de trait (chevaux, ânes, boeufs, mulets) devient vite essentiel car il permet de protéger le sabot des bêtes, mais aussi d'augmenter leur force motrice en leur apportant une meilleure adhérence au sol. Ainsi, le maréchal ferrant exercera son art dans chaque village de France mais on le retrouvera aussi dans chaque ville avec l'avènement des diligences et autres omnibus, partout où l'homme vivait en compagnie du cheval.
    Comme beaucoup d'autres, ce métier s'apprend et se transmet principalement de générations en générations mais le "corps" des maréchaux obtiendra son autonomie dès le XVIIème siècle. C'est le seul artisan qui aura le droit d'avoir un nombre d'apprentis illimité, de travailler le dimanche et de posséder sa forge dans les campagnes. Il était un personnage clé qui savait dominer le fer et le feu, fabriquait aussi les outils nécessaires aux autres artisans, les ustensiles quotidiens : serpes, faux, tisonniers, broches, crémaillères, cerclait les roues de bois... Le tintement de son marteau sur l'enclume ryhtmait sans relâche l'activité d'un village. L'enseigne de ce métier qui se généralise au début du XIXème siècle est typique, telle une rosace, chef d'oeuvre de sa maîtrise, elle est souvent constituée de différents fers soudés ou assemblés en rond pour former ce qu'on appelle "le bouquet de saint Eloy" en l'honneur du St patron des artisans du fer.
    Le travail : Le plus souvent, le ferrage s'effectue "librement" avec un animal docile. Pour les animaux plus difficiles, le maréchal-ferrant utilise le travail. Sans constituer réellement un outil, le travail, aussi appelé "travail à ferrer", est un bati dans lequel le cheval est entravé à l'aide de sangles.
    La première étape consiste à enlever l'ancien fer. Pour cela le maréchal-ferrant utilise les tricoises, sortes de tenailles à long manche. Ensuite l'excédent de corne est enlevé avec le boutoir et le "rogne-pied", outils formés d'une lame, en s'aidant de la mailloche qui est le mateau typique du maréchal-ferrand (aussi appelé brochoir ou marteau à ferrer). Pour terminer le parage du sabot, le dessous est nettoyé avec la rainette et les côtés limés avec la rape. Pendant ce temps, le fer chauffait dans la forge ; il était à la bonne température lorsqu'il devenait d'un rouge soutenu. Le maréchal-ferrant l'ajuste alors sur le sabot, opération caractérisée par l'odeur de la corne brûlée. Au besoin, le fer est ajusté, puis, il est mis en place et broché avec des clous à tête carrée. Il fallait enfoncer les clous sans blesser le cheval. Les pointes des clous sont ensuite coupées et la partie restante replié dans le sabot. Un dernier coup de rape pour la finition... Il fallait compter environ 20 minutes par fer. Quant l'ouvrage est terminé, le maréchal-ferrant regarde toujours le cheval partir pour s'assurer que le travail est correct.
    Même si le métier de maréchal-ferrant reste encore bien répandu au XIXème siècle, il se sectorialise peu à peu et uniquement sur le ferrage des animaux pour laisser la place à de nouvelles professions comme : Chaudronnier (1860) / Forgeron 1890 à AGUESSAC (12) / Serrurier vers 1820. L'industrialisation donne naissance aux usines métallurgiques et aux Métallurgistes 1957 à DECAZEVILLE (12). Mais elle entraînne aussi une diminution considérable du nombre d'exploitations agricoles ; la mécanisation des travaux de labour et l'évolution des moyens de locomotion : celle de la disparition du cheval de trait. Le feu des forges s'éteint peu à peu avec le métier de maréchal-ferrant pour qu'aujourd'hui, on ne puisse le retrouver que dans les harras, les centres équestres et les écuries de course.
  • Charbonnier : Ils se livrent à un travail harassant en fabriquant le charbon de bois pour des seigneurs, des marchands ou à l’intention des forges qui ne ne peuvent se passer d’eux. Ils connaissent des conditions de vie primitives car ils vivent souvent pauvrement, en communautés dans la forêt, et en logeant dans des huttes qu’ils déplacent de coupe en coupe vers de nouvelles forêts. L’exploitation d’une coupe dure, en général, trois ou quatre ans.
    L’hiver, les hommes abattent à la hache les grands feuillus (chênes, hêtres, charmes). Les femmes se chargent de l’ébranchage à l’aide des serpes-faucilles et scient la charbonnette de longueur et l’empilent en cordes (tas d’environ quatre stères).
    Le charbon de bois est fabriqué principalement entre juin et septembre, époque où les meules risquent le moins d’être dégradées par le mauvais temps car l’emplacement du chantier doit être bien propre.
    Le charbonnier plante un gros pieu, qu'il délimite d'une circonférence de sept pas de diamètre. Au pied de ce mât central, il dispose des brindilles et de l’herbe sèche, pendant que toute la famille apporte des brassées de charbonnette pour le montage. Les bûches ou rondins sont empilés en rond dans le sens de la hauteur, légèrement inclinés vers le centre. Il forme autant de couronnes nécessaires pour garnir entièrement la surface délimitée. Il répète l’opération étage par étage jusqu’au sommet du poteau. Le meilleur bois est bien sûr le chêne, mais le hêtre est aussi utilisé. La meule ou fouée, ainsi formée, nécessite dix à quinze cordes de bois. Lorsque celle-ci a pris une forme de cloche renversée, le charbonnier la recouvre d’une couche d’herbe bien tassée pour empêcher l’air d’arriver jusqu’aux bûches, isolant donc le bois pour que celui-ci cuise à l’étouffée. Pour la mise à feu, il retire le moyeu central et par l’orifice alors pratiqué verse quelques pelletées de braise sur les brindilles qui s’enflamment aussitôt. Pendant la première journée, il faut jouer serré pour amorcer la combustion de la première couronne. D’autres trous d’aération sont pratiqués à la base de la fouée, tous les mètres, pour permettre l’aération : l’entrée de l’air et la sortie de la fumée. La carbonisation dure ainsi de quatre à six jours. Toute la famille se relaie, y compris la nuit, pour cette veillée des meules, afin d’assurer une surveillance constante du chantier et de maintenir un tirage régulier. Avec le propriétaire de la coupe, le charbonnier qui assure le rôle du chef de clan est le seul à traiter le prix, qui se fixe à la corde de bois brûlée (une corde mesure 83 x 116 x 320 cm) et non au poids de charbon. Il en partage ensuite les revenus avec les autres hommes du clan.
  • Bûcherons / Scieur de long
  • Charpentier : il fait les charpentes en bois pour les maisons ou construit des navires / Maître de hache ou Maître Charpentier : dans la marine il deviendra ingénieur-constructeur vers 1765 / Couvreur à partir du XIXè siècle.
  • Menuisier à MILLAU (1860) / Tourneur sur bois à MENDE (48) vers 1850.
  • Maçon vers 1835 à LA MALÈNE (48), vers 1850 à STE ÉNIMIE / Maître maçon / Expert Géomètre.
  • Ouvrier ou Employé vers 1838 à la fabrique de Mr d'ESPINASSOU, à MARVEJOLS (48) : deux frères dont un deviendra Contremaître en 1842. Au début du XIXè siècle, la naissance des fabriques (usines) donneront elles aussi de nouveaux métiers.

1930

Un cultivateur et sa fillette blessés par une moissonneuse

M. Saby Jean, propriétaire exploitant à La Roche, commune de Saint-Priest-des-Champs, coupait du seigle avec une moissonneuse. La petite fille Jeanne, âgée de sept ans, conduisait l’attelage. L’enfant ayant échappé son sabot, s’attarda pour le reprendre pendant que l’attelage continuait à marcher. La lame coupante atteignit l’enfant et lui fit une profonde blessure à la jambe. Le père, en s’apercevant du danger de son enfant, s’élança pour enlever l’enfant et fut lui-même légèrement blessé au mollet.

Le docteur Francoz, appelé de suite, a ordonné le transport immédiat de l’enfant dans une clinique de Clermont.

Archives Départementales – Le Moniteur du Puy-de-Dôme – 5 BIB 3/100 – Journal du 02/08/1930

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Un patronyme est un bien collectif.

Celui-ci est d'origine auvergnate.

Les familles ont vécu sur les terres des peuples gaulois vellaves, arvernes, gabales. 

Cette recherche est un outil de rencontre unilatérale avec les gens du passé avec le bonheur de les faire revivre.


Nous recherchons, en vue d'illustrer nos recherches sur les porteurs du patronyme Saby, tous documents manuscrits ou non (photos, documents administratifs, actes, lettres de poilus, citations, récompenses,  mémento mortuaire, articles de journaux, profession, carnets, journal de voyage...). Merci d'envoyer par mail. La source des documents sera citée.

Mise à jour

02 mai 2017

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"Je ne peux saisir tout ce que je suis"

Augustin d'Hippone (Saint Augustin)

...Tout se passe comme si les hommes modernes avaient au fond d'eux-mêmes les souvenirs émotifs de leurs ancêtres lointains. Nos ancêtres sont encore derrière la porte, prêts à entrer sans frapper...

 

« Si nous voulons être conscient de notre existence au lieu de nous contenter de vivre au jour le jour, notre tâche la plus urgente et la plus difficile consiste à donner un sens à la vie. La maturité psychologique consiste à acquérir une compréhension solide de ce que peut être et de ce que doit être le sens de la vie. Et cela ne s'obtient qu'à la suite d'une longue évolution. : à tout âge, nous cherchons et nous devons être capable de trouver un minimum de signification en relation avec le niveau de développement de notre intelligence. » Bruno Bettelheim

 

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